Pour tous ceux qui liront le petit texte qui suit, qu'ils ne pensent pas, au premier abord, qu'il s'agit d'une réflexion pessimiste... Au contraire, il faut y voir l'expression de la vie et de la sérénité :
Mon maître absolu, Marc Aurèle disait : " Ne te conduis pas comme si tu devais vivre des millions d'années. L'inévitable dette est suspendue sur toi. Pendant que tu vis, pendant que tu le peux encore, deviens homme de bien." Au delà de l'exhortation à devenir un être moral, il faut comprendre que la brièveté de l'existence nous oblige à faire ce que nous devons, mais aussi ce que nous voulons et inversement à ne pas faire ce que nous ne voulons pas. Ce conseil est valable à tous les âges de la vie. Il peut être compris par l'adolescence boutonneux comme par le vieillard baveux. Mais comprendre n'est pas intégrer et savoir n'est pas sentir. Je crois qu'il faut avoir vécu un certain temps pour que "l'inévitable dette" acquière une réalité tangible. Il faut atteindre un certain âge pour voir les idoles de sa jeunesse disparaître une à une et pire encore, pour voir la mort s'attaquer à nos proches. Lorsque l'on est jeune, la mort est un tragique accident, avec le temps on constate qu'elle est une fin commune et certaine. Intégrer l'idée de sa propre fin comme proche et certaine peut être paralysante et vous plonger dans un abîme de désespoir. Pour ma part je préfère me dire : "Pendant que tu vis, pendant que tu le peux encore". On se souvient de nos premières fois... La première clope, la première bière, la première baise, la première bagnole, le premier job... Mais qui nous préviendra que nous vivons une chose pour la dernière fois !? Je crois qu'il faut que nous vivions les choses comme si elles étaient des dernières fois, avec plaisir, intensité et en pleine conscience et jouissance du moment présent. Le temps est un trésor que nous gaspillons comme s'il était sans fin ! Nous devrions arrêter de le perdre pour des histoires sans importance et pour des gens sans intérêt. Nous devrions banir de nos vies les personnes toxiques, les mythomanes, les indécis, les manipulateurs, ceux qui nous blessent ou se jouent de nous. Nous devrions fuir les imbéciles, les méchants, les égoïstes et les crétins en tous genres. Nous devrions n'accorder aucune importance à ceux aux yeux desquels nous n'avons aucune importance. Nous devons utiliser le temps qui nous reste (et personne ne peut vous garantir qu'il sera long) pour des choses et des gens qui nous tiennent à coeur, pas forcément des choses et des gens importants mais simplement qui nous semble importants pour nous-mêmes. Alors vivons sans attendre puisque attendre ne nous est plus permis !